Retourne Au CM1 !

L'idée de RetourneAuCM1.com est de collectionner les fautes d'orthographe, de grammaire, ou de sens que l'on voit au jour le jour. Le monde en est rempli !

Fabius : un seul point vous manque, et tout est dépeuplé...

C'est en suivant Maître Eolas (@Maitre_Eolas) sur le piou-piou que j'ai découvert le travail de mon collègue @Petit_Prof...

Notre ministre des Affaires étrangères, en oubliant un point dans son tweet, nous met dans une situation diplomatique difficile, ceci n'est pas très "responsable" monsieur Fabius. (clin d’œil pour les plus vieux d'entre nous)

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Frédéric Mitterrand ne manque pas d'R...

Bonjour tout le monde, je me présente : Magnus T- Rex, mais vous pouvez m'appeler "Prof".

La maîtresse m'a aimablement demandé de l'aider à traquer les fautes de langage, de grammaire, d'orthographe etc. qui sont légion dans la presse écrite et à la télé.

Pour un coup d'essai, j'ai pêché un gros poisson, en l'occurrence Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand en personne (oui, oui), qui a froidement déclaré sur un plateau de France2 que "Gérard Depardieu jouait un personnage un peu frustre".

Comme punition je propose qu'on lui supprime sa retraite de ministre (de la CULTURE !)

La maîtresse a retrouvé la vidéo de ce pataquès (2ème sens de pataquès, pour les puristes)

PS - ne pas mélanger FRUSTE avec RUSTRE ni avec le verbe FRUSTRER.

FRUSTE, adj.

  • A.- [En parlant d'un inanimé]
    • 1 B.-A., HÉRALD. et NUMISM. [En parlant d'une statue, d'un blason, d'une monnaie] Qui présente un relief usé par le temps. Un blason fruste que le plus habile héraut d'armes eût été impuissant à déchiffrer (Gautier, Fracasse, 1863, p. 2). Quelques statues frustes recueillies au hasard des fouilles (Arène, Veine argile, 1896, p. 225). Ces médailles dont s'est effacée l'effigie, hélas frustes à présent (Gide, Feuillets, 1911, p. 344).
      Au fig. [En parlant d'un mot, d'une expr.] Qui est presque effacé par l'usage, qui a perdu son sens. Un mot devenu trop fruste d'avoir servi à désigner tout le contraire de ce à quoi on l'applique (Blanche, Modèles, 1928, p. 201).

    • 2 Qui présente un relief rugueux, mal poli. L'aspect gris et fruste d'une carrière de pierre (Goncourt, Journal, 1871, p. 742). Un mur de granit, à gros blocs frustes, mal équarris, mal ajustés (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 92).
      Emploi subst. masc. Aspect usé d'un relief. Une lumière grise et terne d'éclipse, empoussiérant le mousseux des toits, le fruste des murs (Goncourt, Mme Gervaisais, 1869, p. 57).
      - Au fig. [En parlant d'un style ou d'une production artistique en gén.] Qui n'est pas élaboré. Les poèmes de M. François Porché, si sobres (...) même si frustes dans leur ton et dans leur forme qu'on leur a quelquefois reproché de manquer un peu d'art (Léautaud, Théâtre, M. Boissard, 1943, p. 61).
  • B.- P. ext. [En parlant d'une pers. ou p. méton. d'un trait de comportement ou de caractère] Qui manque de finesse, qui est mal dégrossi. Âme, manière fruste; homme fruste. Synon. balourd, inculte, lourd, lourdaud, sauvage. Ce grand gaillard de Parisien, au mot brutal, au geste fruste, mais au cœur franc (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 88). L'embarras restituait à son visage cette expression lourde, fruste (Martin du G., Thib., Belle Sais., 1923, p. 963).

Rem. On rencontre ds la lang. parlée la forme frustre due à un croisement sémantique et phonétique avec rustre.

Rem. Frustement, adv. D'une manière fruste. Là était la maison de Karelina. On y vivait frustement (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 26).



RUSTRE, subst. et adj.

  • I. Substantif
    • A. Vieilli ou littér. Paysan, habitant de la campagne. Synon. campagnard, rustaud. Et moi, je reste sergent ? - Quoi? Ce n'est pas assez pour un homme de ta sorte, né rustre, fils d'un rustre? Souviens-toi donc, mon cher, que ton père est paysan (Courier, Pamphlets pol., Lettres partic., 1, 1820, p. 58). Le sol de terre brune, onduleux et battu par les sabots de quatre générations de rustres (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Diable, 1886, p. 234).

    • B. Péj. Personne grossière, brutale et sans éducation. Synon. brute, croquant, paysan, rustaud (péj.). Je sais que Bernard est un ours, un blaireau, comme dit mademoiselle Leblanc; un sauvage, un rustre, quoi encore? (Sand, Mauprat, 1837, p. 375). Savez-vous qui a dit cela (...)? Un rustre, un ignorant, un ennemi de bonnes études? Non, mais un gentil esprit, un homme très docte, le meilleur écrivain de son temps (A. France, Vie fleur, 1922, p. 338).
  • II. Adj., péj. Qui témoigne d'un manque de finesse, de savoir-vivre, d'éducation. Les concerts publics, les auditions mondaines ne sont pas son affaire. Il est trop rustre, trop frotté de la terre originelle. Il échoue (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 37). La belle et la bête (...) la bête vaut mieux qu'elle ne semble. Oh, elle n'est pas très dégrossie! Elle est maladroite, brutale, elle paraît bien rustre auprès de la belle si fine!... Mais elle a du cœur, oui, elle a une âme qui aspire à s'élever (Vercors, Sil. mer, 1942, p. 44).


À bientôt, Magnus T-Rex (alias Prof)

Insolite : les candidats à l'élection présidentielle passent le balai au salon de l'agriculture...

sous le signe du traditionnel balai des candidats à l’élection présidentielle

Parfois, je n'arrive pas à suivre le Figaro[1]. Pourquoi donc Jacques Chirac, Ségolène Royal, François Bayrou ou Nicolas Sarkozy iraient-ils passer le balai dans ce salon ? Serait-ce une nouvelle technique consistant à rapprocher les politiques de la population ? Une nouvelle idée géniale de Villepin, de Tapiro ? Peut-être une façon de financer leur campagne...

Une piste semble possible, l'auteur de l'article aurait commis une faute sur le mot balai[2] et aurait voulu dire ballet[3] ; cela me semblerait tout de même plus clair...

À moins que tout cela ne soit qu'un clin d'oeil de journaliste ("Certains proposent le Kärcher... d'autres le balai !"). Quoiqu'il en soit, si ironie il y a, elle n'est pas aisément décelable. En conséquence, vous m'apporterez votre cahier de correspondance.

Notes

[1] Dont la devise est « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur », Beaumarchais.

[2] Définition : ustensile de ménage servant au nettoyage, composé d'un long manche auquel est fixé un faisceau de brindilles, de feuilles ou plus généralement une brosse de crin, de soies, de nylon, etc.

[3] Définition du petit Robert : Activité intense accompagnée de changements, d'échanges.

Madame Royal néologise-t-elle en Chine ?

En politique, on a beaucoup pardonné, les frais de bouche, les divers copinages, les billets d'avion payés en liquide. Mais avec l'avènement de l'Internet, il devient de plus en plus difficile de faire oublier ses bévues.

En voici donc une de Ségolène Royal, qui inaugure ainsi une nouvelle catégorie "L'heure de politique" dans laquelle nous allons retrouver sous peu Jean-François Copé et Jean-Pierre Raffarin... (pour commencer... faites-moi confiance pour en débusquer d'autres).

Durée : 9 secondes -- Pris le : 06 janvier 2007 -- Lieu : Grande Muraille de Chine

Jack Lang a été appelé à la rescousse et défend donc - comme il se doit - la ''bravitude'' de Royal :

Interrogé au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, Jack Lang, "conseiller spécial" de Ségolène Royal, a défendu son usage du barbarisme "bravitude". "Je suis un peu envieux, j'aurais un peu aimé inventer ce beau mot", a-t-il dit, assurant qu'il était employé "dans certains jeux vidéo". "Le mot est beau, il exprime la plénitude d'un sentiment de bravoure", a-t-il dit, estimant que "l'inventivité sémantique fait partie de la capacité d'un candidat à parler une autre langue que la langue de bois".

Très fort, Jack, très très fort de se sortir d'un tel pétrin avec tant de bravoure...

Plus sérieusement, vous pouvez lire ses carnets de Chine sur son blog "Désirs d'avenir" et également "Le Sabotage amoureux" d'Amélie Nothomb.

Royal écart : ou comment on oublie son François...

Lumar, qui a l'oeil, a détecté cette faute dans "Le Nouvel Observateur" du 15 au 21 décembre 2005 (page 19)

Pour ne jamais faire la faute, Lumar nous propose de penser à cela :

  • Tout (à fait) seuls
  • Tous les deux

En fait, ce n'est sûrement qu'une erreur de typographie...

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