Retourne Au CM1 !

L'idée de RetourneAuCM1.com est de collectionner les fautes d'orthographe, de grammaire, ou de sens que l'on voit au jour le jour. Le monde en est rempli !

Rachida Dati confond inflation et fellation

Rachida Dati enchanterait le docteur Freud, un magnifique lapsus comme celui-là l'aurait conforté dans son analyse des lapsus révélateurs de l’inconscient.

Je vous l'accorde, ceci n'est pas une faute de Français, mais une langue qui fourche de la sorte, me fait tellement rire, que je n'ai pu m'empêcher d'en faire un billet.

Pour l'occasion, j'ai crée un tag "droite" et un tag "gauche", qui me permettra de voir si j'épingle plus facilement un camp que l'autre.

Il aurait fallu que je susse[1] que j'allais inventer ces tags au moment où j'ai écrit les billets... là, il faut que je repasse sur tous ceux de la catégorie "l'heure de politique". N'en pipez pas un mot !


Lapsus: Dati confond "inflation" et... "fellation" par LePostfr

De plus en plus, ces fonds d’investissements étrangers ont pour seul objectif la rentabilité financière à des taux excessifs. Moi, quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20/25% avec une fellation quasi nulle et en particulier en période de crise, ça veut dire qu’on casse des entreprises.

Frédéric Mitterrand ne manque pas d'R...

Bonjour tout le monde, je me présente : Magnus T- Rex, mais vous pouvez m'appeler "Prof".

La maîtresse m'a aimablement demandé de l'aider à traquer les fautes de langage, de grammaire, d'orthographe etc. qui sont légion dans la presse écrite et à la télé.

Pour un coup d'essai, j'ai pêché un gros poisson, en l'occurrence Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand en personne (oui, oui), qui a froidement déclaré sur un plateau de France2 que "Gérard Depardieu jouait un personnage un peu frustre".

Comme punition je propose qu'on lui supprime sa retraite de ministre (de la CULTURE !)

La maîtresse a retrouvé la vidéo de ce pataquès (2ème sens de pataquès, pour les puristes)

PS - ne pas mélanger FRUSTE avec RUSTRE ni avec le verbe FRUSTRER.

FRUSTE, adj.

  • A.- [En parlant d'un inanimé]
    • 1 B.-A., HÉRALD. et NUMISM. [En parlant d'une statue, d'un blason, d'une monnaie] Qui présente un relief usé par le temps. Un blason fruste que le plus habile héraut d'armes eût été impuissant à déchiffrer (Gautier, Fracasse, 1863, p. 2). Quelques statues frustes recueillies au hasard des fouilles (Arène, Veine argile, 1896, p. 225). Ces médailles dont s'est effacée l'effigie, hélas frustes à présent (Gide, Feuillets, 1911, p. 344).
      Au fig. [En parlant d'un mot, d'une expr.] Qui est presque effacé par l'usage, qui a perdu son sens. Un mot devenu trop fruste d'avoir servi à désigner tout le contraire de ce à quoi on l'applique (Blanche, Modèles, 1928, p. 201).

    • 2 Qui présente un relief rugueux, mal poli. L'aspect gris et fruste d'une carrière de pierre (Goncourt, Journal, 1871, p. 742). Un mur de granit, à gros blocs frustes, mal équarris, mal ajustés (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 92).
      Emploi subst. masc. Aspect usé d'un relief. Une lumière grise et terne d'éclipse, empoussiérant le mousseux des toits, le fruste des murs (Goncourt, Mme Gervaisais, 1869, p. 57).
      - Au fig. [En parlant d'un style ou d'une production artistique en gén.] Qui n'est pas élaboré. Les poèmes de M. François Porché, si sobres (...) même si frustes dans leur ton et dans leur forme qu'on leur a quelquefois reproché de manquer un peu d'art (Léautaud, Théâtre, M. Boissard, 1943, p. 61).
  • B.- P. ext. [En parlant d'une pers. ou p. méton. d'un trait de comportement ou de caractère] Qui manque de finesse, qui est mal dégrossi. Âme, manière fruste; homme fruste. Synon. balourd, inculte, lourd, lourdaud, sauvage. Ce grand gaillard de Parisien, au mot brutal, au geste fruste, mais au cœur franc (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 88). L'embarras restituait à son visage cette expression lourde, fruste (Martin du G., Thib., Belle Sais., 1923, p. 963).

Rem. On rencontre ds la lang. parlée la forme frustre due à un croisement sémantique et phonétique avec rustre.

Rem. Frustement, adv. D'une manière fruste. Là était la maison de Karelina. On y vivait frustement (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 26).



RUSTRE, subst. et adj.

  • I. Substantif
    • A. Vieilli ou littér. Paysan, habitant de la campagne. Synon. campagnard, rustaud. Et moi, je reste sergent ? - Quoi? Ce n'est pas assez pour un homme de ta sorte, né rustre, fils d'un rustre? Souviens-toi donc, mon cher, que ton père est paysan (Courier, Pamphlets pol., Lettres partic., 1, 1820, p. 58). Le sol de terre brune, onduleux et battu par les sabots de quatre générations de rustres (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Diable, 1886, p. 234).

    • B. Péj. Personne grossière, brutale et sans éducation. Synon. brute, croquant, paysan, rustaud (péj.). Je sais que Bernard est un ours, un blaireau, comme dit mademoiselle Leblanc; un sauvage, un rustre, quoi encore? (Sand, Mauprat, 1837, p. 375). Savez-vous qui a dit cela (...)? Un rustre, un ignorant, un ennemi de bonnes études? Non, mais un gentil esprit, un homme très docte, le meilleur écrivain de son temps (A. France, Vie fleur, 1922, p. 338).
  • II. Adj., péj. Qui témoigne d'un manque de finesse, de savoir-vivre, d'éducation. Les concerts publics, les auditions mondaines ne sont pas son affaire. Il est trop rustre, trop frotté de la terre originelle. Il échoue (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 37). La belle et la bête (...) la bête vaut mieux qu'elle ne semble. Oh, elle n'est pas très dégrossie! Elle est maladroite, brutale, elle paraît bien rustre auprès de la belle si fine!... Mais elle a du cœur, oui, elle a une âme qui aspire à s'élever (Vercors, Sil. mer, 1942, p. 44).


À bientôt, Magnus T-Rex (alias Prof)

Stéphane Guillon, premier de la classe...

Que n'ai-je le talent de Stéphane Guillon... L'eussè-je eu que j'eusse écrit cette chronique pour le 7/10 de France Inter... Mais les apparences sont trompeuses, et l'écriture pour moi n'est pas si aisée (même si j'ose ici me la jouer avec l'emploi du... du quoi d'ailleurs ? Un Bon Point... non, une Image plutôt, à qui me donnera en premier la réponse !)

Je vous laisse donc découvrir la vidéo de cette émission, dans laquelle Stéphane pointe du doigt les nombreuses fautes de français de notre Président à l'occasion de la venue de la "plume" et conseiller de ce dernier, Henri Guaino.


La plume de Sarkozy par franceinter

Puis-je également vous inviter à redécouvrir les billets que j'ai écrits sur Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos ?

PS : J'abonne mon iPhone à sa chronique en podcast illico presto.

Une règle de trois et un passé antérieur pour moôosieur Darcos ! Chaud devant !

Expliquons minutieusement cette sulfureuse règle de trois[1] au ministre de l'Éducation Nationale, cela lui permettra — peut-être — de mieux comprendre ce qu'il signe, ainsi que les lettres de cadrage budgétaire qu'il reçoit...

L'exercice est le suivant :

Si 4 stylos coûtent 2,42 euros, combien coûtent 14 stylos ?

Il suffit en fait de réfléchir et ne pas essayer de mémoriser à tout prix une formule magique... En revanche, le fait de poser proprement au tableau le problème sous une forme claire peut aider. Tout d'abord, un conseil rare... essayez de donner un ordre de grandeur avant tout, donc dans notre cas on peut estimer que 14 stylos c'est environ 3 fois 4 (j'ai un peu minimisé) et 2,42 c'est presque 2,50 (je maximise un peu). J'en déduis donc que le prix des 14 stylos devrait être aux alentours de 3 fois 2,50 ce qui fait 7,50 euros.

À quoi cela nous a-t-il servi ? À vérifier notre calcul et à recommencer au cas où notre multiplication aurait donné un résultat bien différent !

Le nombre 14, combien de fois est-ce le nombre 4 ? La réponse est cachée dans la question... C'est 14 divisé par 4 ce qui fait 3,5.

Donc, le prix des 14 stylos est 3,5 fois plus que le prix de 4 stylos.

Il reste à poser une multiplication : 3,5 * 2,42[2]

5 fois 2 font 10, je pose 0 et je retiens 1,

5 fois 4 font 20 plus ma retenue 1 fait donc 21, je pose 1 je retiens 2,

5 fois 2 font 10 plus ma retenue 2 fait donc 12, je pose le tout : 1,210.

On passe au trois :

3 fois 2 font 6,

3 fois 4 font 12, je pose 2, je retiens 1,

3 fois 2 font 6 plus ma retenue 1 fait donc 7 : je pose le tout 7,26.

Je n'ai plus qu'à additionner 1,21 et 7,26 pour obtenir 8,47.

Le prix des stylos est donc de 8,47 euros !

Dans la même émission, un autre exercice lui est demandé, cette fois-ci une "simple" conjugaison au passé antérieur et notre ministre (agrégé de lettres classiques) semble aussi doué qu'en mathématiques... Je vous laisse juger de sa prestation :


- These bloopers are hilarious

En punition, (je vais être d'une rare méchanceté), je marque Xavier Darcos, d'un "R" qui veut dire "Retourne Au CM1" sur la fesse droite, il sera tenu de le présenter aux organisations syndicales lors de toute réunion.

Notes

[1] Également nommée plus prosaïquement "proportionnelle".

[2] On peut aller bien plus vite en se disant que 3,5 c'était la moitié de 7... La moitié de 2,42... c'est 1,21. Ainsi pour simplifier, j'ai le droit de poser 1,21 fois 7... plutôt que 3,5 * 2,42

Roselyne Bachelot - "Agréabilité" n'est pas agréé

À propos de la loi qui interdit, depuis le 2 janvier 2008, de fumer dans tous les lieux publics, notre ministre de la santé s'est fait flasher[1] en flagrant délit d'utilisation d'un mot contenu dans le dictionnaire de la "langue de Blois"[2].

En effet, le mot "agréabilité" vient d'y faire son entrée, juste après bravitude et la fatitude.

Il fallait évidemment utiliser le substantif "agrément" qui existe depuis le XVIIe siècle et qui n'a pas besoin de remplaçant.

Question subsidiaire : Que fait Xavier Bertrand ici ?

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