Retourne Au CM1 !

L'idée de RetourneAuCM1.com est de collectionner les fautes d'orthographe, de grammaire, ou de sens que l'on voit au jour le jour. Le monde en est rempli !

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France 2 : élections régionales du plus mauvais titreur de journal télévisé

Élise Lucet semble bien étonnée en voyant le surtitrage, la faute n'est pas passée inaperçue !

Election_regionales_2015_nous_sarkozy.jpg

Il fallait évidemment écrire :

Nous maintiendrons

Je demande donc au titreur de me tendre ses doigts, histoire que je le corrige autrement qu'au stylo rouge !

Par la même occasion, je vous invite ardemment à soutenir Élise Lucet pour son combat sur change.org intitulé "Ne laissons pas les entreprises dicter l'info - Stop à la Directive Secret des Affaires !", le compteur affiche 487 137 soutiens (au moment ou j'écris ce billet) et passer la barre des 500 000 serait vraiment un symbole.

La photo a été prise sur France 2, le 2/12/15 à 15h45 par notre fidèle Azucena (chaque contributeur aura désormais un "tag" histoire de pouvoir retrouver ses perles en un clic).

et si vous vous offriez un Kindle pour noël ? J'en ai un... c'est vraiment un bel objet sacrément moins lourd qu'un livre ! Je conseille le Paperwhite qui a une belle finesse.

France2 : Quelle est la position du ministre des missionnaires ?

Rync m'a fait parvenir un joli courriel avec tout le détail de la mise en ligne d'une grosse faute et de son retrait...

Elle est tellement grosse qu'elle me semble volontaire...

Je le cite :

J'ai relevé une faute d'orthographe, surtout amusante par son déroulement historique

Au passage, un billet associé d'une certaine manière...

Frédéric Mitterrand ne manque pas d'R...

Bonjour tout le monde, je me présente : Magnus T- Rex, mais vous pouvez m'appeler "Prof".

La maîtresse m'a aimablement demandé de l'aider à traquer les fautes de langage, de grammaire, d'orthographe etc. qui sont légion dans la presse écrite et à la télé.

Pour un coup d'essai, j'ai pêché un gros poisson, en l'occurrence Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand en personne (oui, oui), qui a froidement déclaré sur un plateau de France2 que "Gérard Depardieu jouait un personnage un peu frustre".

Comme punition je propose qu'on lui supprime sa retraite de ministre (de la CULTURE !)

La maîtresse a retrouvé la vidéo de ce pataquès (2ème sens de pataquès, pour les puristes)

PS - ne pas mélanger FRUSTE avec RUSTRE ni avec le verbe FRUSTRER.

FRUSTE, adj.

  • A.- [En parlant d'un inanimé]
    • 1 B.-A., HÉRALD. et NUMISM. [En parlant d'une statue, d'un blason, d'une monnaie] Qui présente un relief usé par le temps. Un blason fruste que le plus habile héraut d'armes eût été impuissant à déchiffrer (Gautier, Fracasse, 1863, p. 2). Quelques statues frustes recueillies au hasard des fouilles (Arène, Veine argile, 1896, p. 225). Ces médailles dont s'est effacée l'effigie, hélas frustes à présent (Gide, Feuillets, 1911, p. 344).
      Au fig. [En parlant d'un mot, d'une expr.] Qui est presque effacé par l'usage, qui a perdu son sens. Un mot devenu trop fruste d'avoir servi à désigner tout le contraire de ce à quoi on l'applique (Blanche, Modèles, 1928, p. 201).

    • 2 Qui présente un relief rugueux, mal poli. L'aspect gris et fruste d'une carrière de pierre (Goncourt, Journal, 1871, p. 742). Un mur de granit, à gros blocs frustes, mal équarris, mal ajustés (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 92).
      Emploi subst. masc. Aspect usé d'un relief. Une lumière grise et terne d'éclipse, empoussiérant le mousseux des toits, le fruste des murs (Goncourt, Mme Gervaisais, 1869, p. 57).
      - Au fig. [En parlant d'un style ou d'une production artistique en gén.] Qui n'est pas élaboré. Les poèmes de M. François Porché, si sobres (...) même si frustes dans leur ton et dans leur forme qu'on leur a quelquefois reproché de manquer un peu d'art (Léautaud, Théâtre, M. Boissard, 1943, p. 61).
  • B.- P. ext. [En parlant d'une pers. ou p. méton. d'un trait de comportement ou de caractère] Qui manque de finesse, qui est mal dégrossi. Âme, manière fruste; homme fruste. Synon. balourd, inculte, lourd, lourdaud, sauvage. Ce grand gaillard de Parisien, au mot brutal, au geste fruste, mais au cœur franc (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 88). L'embarras restituait à son visage cette expression lourde, fruste (Martin du G., Thib., Belle Sais., 1923, p. 963).

Rem. On rencontre ds la lang. parlée la forme frustre due à un croisement sémantique et phonétique avec rustre.

Rem. Frustement, adv. D'une manière fruste. Là était la maison de Karelina. On y vivait frustement (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 26).



RUSTRE, subst. et adj.

  • I. Substantif
    • A. Vieilli ou littér. Paysan, habitant de la campagne. Synon. campagnard, rustaud. Et moi, je reste sergent ? - Quoi? Ce n'est pas assez pour un homme de ta sorte, né rustre, fils d'un rustre? Souviens-toi donc, mon cher, que ton père est paysan (Courier, Pamphlets pol., Lettres partic., 1, 1820, p. 58). Le sol de terre brune, onduleux et battu par les sabots de quatre générations de rustres (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Diable, 1886, p. 234).

    • B. Péj. Personne grossière, brutale et sans éducation. Synon. brute, croquant, paysan, rustaud (péj.). Je sais que Bernard est un ours, un blaireau, comme dit mademoiselle Leblanc; un sauvage, un rustre, quoi encore? (Sand, Mauprat, 1837, p. 375). Savez-vous qui a dit cela (...)? Un rustre, un ignorant, un ennemi de bonnes études? Non, mais un gentil esprit, un homme très docte, le meilleur écrivain de son temps (A. France, Vie fleur, 1922, p. 338).
  • II. Adj., péj. Qui témoigne d'un manque de finesse, de savoir-vivre, d'éducation. Les concerts publics, les auditions mondaines ne sont pas son affaire. Il est trop rustre, trop frotté de la terre originelle. Il échoue (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 37). La belle et la bête (...) la bête vaut mieux qu'elle ne semble. Oh, elle n'est pas très dégrossie! Elle est maladroite, brutale, elle paraît bien rustre auprès de la belle si fine!... Mais elle a du cœur, oui, elle a une âme qui aspire à s'élever (Vercors, Sil. mer, 1942, p. 44).


À bientôt, Magnus T-Rex (alias Prof)

France Télévisions décidément fâché avec l'hiver...

France 3 vient de décrocher la palme d'or du plus mauvais titreur. En janvier, je dénichais pour vous une faute sur le mot hiver, passée sans vergogne au 20h de France 2. Et le 18 mars dernier, France 3 récidive lors de son 12/13 avec ce magnifique "JO divers" :


Comment peut-on écrire "JO divers" à la place de "JO d'hiver" ? Il faut vraiment ne rien comprendre à rien, même un poulpe sait faire la différence...

Charmant concept, les JO divers ; Les épreuves seront sûrement :

  • Le lancer de chaussures
  • La pyramide financière
  • La descente du CAC40
  • La lutte Irako-Irakienne
  • Le gonflage de bulles
  • La chute libre de la Livre Sterling
  • Le combat d'épées-nalisation du droit des affaires (capillotracté non ?)
  • Le tir au juge d'instruction

Indiquez vos idées d'épreuves "diverses" en commentaire...

Merci à Éric pour sa perspicacité.

France 2 me fait froid dans le dos...

Spippo a été le premier à m'envoyer cette horreur. Sylvain, qui vit au Canada, en a fait de même seulement quelques heures après. Évidemment, mon ami Paul a lui aussi détecté cette énorme faute.

...et moi j'ai mis 6 jours à écrire ce billet... Mais, j'ai (sûrement) une bonne excuse...

Je demande à ceux auxquels je ne réponds pas par courriel, de bien vouloir être indulgents, voire de m'excuser également sur présentation de cette même "bonne excuse".

Je compte bien punir la rédaction de France 2, en demandant au C.S.A... — en fait rien du tout — vu que tout se décide ailleurs désormais et qu'au lieu de donner son indépendance totale à ce conseil, on fait exactement l'inverse en lui retirant ses prérogatives[1]. Ce doit être cela qui se nomme la rupture.

Tout comme on retire aux Français (au travers des députés et des sénateurs) la décision de la suppression de la publicité qui entre en vigueur avant que la loi ne soit votée... et qu'on la propose sur Radio France qui en était exemptée jusqu'ici...

Notes

[1] La logique de la démocratie aurait voulu que l'on soumette le CSA entièrement au parlement, sans lien avec le gouvernement, ni le président...

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