Retourne Au CM1 !

L'idée de RetourneAuCM1.com est de collectionner les fautes d'orthographe, de grammaire, ou de sens que l'on voit au jour le jour. Le monde en est rempli !

Les trois mousquetaires montent en Auvergne...

En ce jour d'été Indien[1], je laisse ma plume à maître Yoda, qui a eu l'admirable idée de m'envoyer cette belle faute ainsi que le texte l'accompagnant.

(La photo a été prise dans un magasin des Mousquetaires dans la ville d'Ambert en Auvergne)

PS : Je ne suis responsable, pour ma part, que de l'ajout d'une note de bas de page totalement décalée par rapport au billet, le gatisme a du bon !

Aramis prit, en rougissant malgré lui, la lettre, qui était d’une écriture grossière et sans orthographe.

- Bon Dieu ! s’écria-t-il en riant, décidément j’en désespère ; jamais cette pauvre Michon n’écrira comme M. de Voiture.
- Qu’est-ce que cela feut dire, cette baufre Migeon ? demanda le Suisse, qui était en train de causer avec les quatre amis quand la lettre était arrivée.
- Oh ! mon Dieu ! moins que rien, dit Aramis, une petite lingère charmante que j’aimai fort et à qui j’ai demandé quelques lignes de sa main en manière de souvenir.
- Dutieu ! dit le Suisse ; zi zella il être auzi grante tame que son l’égridure, fous l’être en ponne fordune, mon gamarate !
Les trois mousquetaires, Dumas.

Rira bien qui rira le dernier... Les mousquetaires se sont bien trompés cette fois : il fallait bien sûr écrire "monter".

Notes

[1]L'été indien


Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci
C'était l'automne, un automne où il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique
Là-bas on l'appelle l'été indien
Mais c'était tout simplement le nôtre
Avec ta robe longue tu ressemblais
A une aquarelle de Marie Laurencin
Et je me souviens, je me souviens très bien
De ce que je t'ai dit ce matin-là
Il y a un an, y a un siècle, y a une éternité
 
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, lorsque l'amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été indien
 
Aujourd'hui je suis très loin de ce matin d'automne
Mais c'est comme si j'y étais. Je pense à toi.
Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi ?
Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune
Tu vois, comme elle je reviens en arrière
Comme elle je me couche sur le sable
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer
Il y a une éternité, un siècle, il y a un an
 
On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore lorsque l'amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été indien