Retourne Au CM1 !

L'idée de RetourneAuCM1.com est de collectionner les fautes d'orthographe, de grammaire, ou de sens que l'on voit au jour le jour. Le monde en est rempli !

Raffarinade : Win the Yes needs the No to win against the No !

Jean-Pierre Raffarin, vous vous en souvenez ? Si, si, allez encore un petit effort de mémoire...

Oui ! C'est ça, el gringo [1] !

Win the Yes needs the No to win against the No !

En parlant de mémoire, faites donc ce petit test qui risque de vous effrayer : êtes-vous capable de réciter au moins 10 lignes d'un texte (n'importe lequel) par coeur à l'instant ? Utilisez les commentaires pour me donner vos analyses...

Définition de raffarinade sur Wikipédia

Notes

[1]Il fut nommé de la sorte car il était membre de la direction marketing des cafés Jacques Vabre de 1973 à 1976.

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Commentaires

1. Le 22/07/2007, 11:41 par Madame Patate

ô rage ô désespoir, ô vieillesse ennemie,
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi?
Ô cruel souvenir d'une gloire passée,
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée,
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur,
Précipice élevé d'où tombe mon honneur ...

Et heu voilà, am' souviens pu du reste.
Mais dans mon jeune temps je le savais par coeur en entier!
Quelle honte ...

(Evidemment, les erreurs de ponctuation ou les fautes de frappe sont miennes, et j'en présente mes excuses par avance, mais bon, ça fait 15 ans quoi)
Je crois que c'est la première fois que je laisse un commentaire ici, j'adore ce blog.

2. Le 22/07/2007, 15:27 par La maîtresse

Ce n'est pas si mal... 12 lignes c'est déjà ça...

3. Le 22/07/2007, 15:28 par La maîtresse

Que d'autres essayent aussi de taper directement ce qu'ils connaissent par coeur...

4. Le 22/07/2007, 17:53 par La maîtresse

@MadamePatate : Si vous aimez ce blog, parlez-en autour de vous et tamponnez !

5. Le 23/07/2007, 06:01 par Fabhyène

Tel que Delphes l'a vu quand Thymos le suivant
Il volait par le stade au travers de la foule
Tel Ladas court encore sur le socle qu'il foule
D'un pied de bronze, svelte et plus vif que le vent
Le bras tendu, l'oeil fixe et le torse en avant
Une sueur d'airain à son front perle et coule.
On dirait que l'athlète a jailli hors du moule
Tandis que le sculpteur le sculptait tout vivant...

Hérédia - Le coureur (je ne suis pas sûre du titre)

Ca fait 33 ans - J'avais 14 ans

Cordialement, Fabhyène

Ps : J'adore aussi ce site !

6. Le 14/08/2007, 19:31 par Sophie

"Choose life.
Choose a job.
Choose a career.
Choose a family.
Choose a fucking big television.
Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers.
Choose good health, low cholesterol and dental insurance.
Choose fixed-interest mortgage repayments.
Choose a starter home.
Choose your friends.
Choose leisure wear and matching luggage, choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics, choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning.
Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth.
Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you've spawned to replace yourself.
Choose your future.
Choose life...
But why would I want to do a thing like that?
I chose not to choose life : I chose something else. And the reasons? There are no reasons. Who need reasons when you've got heroin?"

Trainspotting, 1996. John Hodge et Irvine Welsh à l'écriture.

Désolée, c'est ce qui m'est venu à l'esprit en premier. A noter qu'en vrai, je le fais avec l'accent écossais, ce qui est un sérieux manque ici ! :)

7. Le 14/08/2007, 22:47 par La maîtresse

Bien ! J'adoooooooooooooooooore...

8. Le 17/08/2007, 01:00 par laloune

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé
Le prince d'Aquitaine à la Tour Abolie
Ma seule étoile est morte et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie

Dans la nuit du tombeau toi qui m'a consolé
Rends moi le Pausilippe et la mer d'Italie
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé
Et la treille où le pampre à la rose d'allie

Suis-je Amour ou Phébus ? Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encore du baiser de la Reine
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la fée.

Gérard de Nerval, El Desdichado

(bons) souvenirs de classe de 1ère. J'aimerais bien me souvenir de la signification exacte de ce sonnet, mais ma mémoire me fait défaut :-( (10 ans après, ce serait tout de même exceptionnel)

laloune

9. Le 22/08/2007, 19:17 par Sayf

Bonjour Maîtresse !
:D
Je ne vais pas réciter ici du Coran mais Oui, je connais plusieurs sourates par coeur et en arabe ce qui fait quelques centaines de lignes...
En français...je connais une vingtaine de mes propres textes de "Slam" mais je trouve ma mémoire ultra-défaillante...j'ai du mal à apprendre de nouveaux textes ou sourates et je n'ai que 26 ans...

Bien beau blog au passage !
à +

10. Le 04/09/2007, 11:43 par Tretre

Wer reitet so spät durch Nacht und Wind
Es ist der Vater mit seinem Kind
Er hat den Knaben wohl in den Arm
Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm

Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht
Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif

Du liebes Kind, komm, geh mit mir
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir

Erlenkönig, de Goethe.

Ya probablement des fautes, mais c'est le seul truc que je peux réciter par coeur sur le moment ^^

11. Le 13/09/2007, 12:57 par Mel2806

On ne voit en passant par les landes désertes
Vrai Sahara français poudré de sable blanc
Surgir des herbes sèches et des flaques d'eau verte
D'autre arbe que le pin avec sa plaie au flanc

Car pour lui soutirer ses larmes de résine,
L'homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu'aux dépens de ceux qu'il assassine,
En son tronc douloureux, ouvre un large sillon.

Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Il se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.

Le poête est ainsi dans les Landes du monde
Lorsqu'il est sans blessure, il garde son trésor
Il faut qu'il ait au coeur, une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d'or.

Théophile Gautier, Voyage en Espagne

Premier post pour moi aussi, je me suis laissée prendre au jeu.
Je me demandais si je m'en souviendrais...
Désolée si des fautes !
(*_*)

12. Le 02/10/2007, 14:05 par Alpiko-Vézigondin'

Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait dans son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléchée,
Lui tint à peu près ce langage :
"Eh ! Bonjour, Monsieur du corbeau,
Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phoenix des hôtes de ces bois."
A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie.
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit et dit :
"Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute."
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard
Qu'on ne l'y prendrait plus.

Le Corbeau et le Renard, Jean de La Fontaine.

Apprise en primaire, jamais oubliée ! PAr contre, je viens d'aller jeter un oeil au "vrai" texte, il y a quelques petites fautounettes :)



13. Le 12/12/2007, 13:22 par louline

"Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?
Maudit soit à jamais le reveur inutile,
qui voulu le premier, dans sa stupidité,
s'eprenant d'un problème insoluble et stérie
aux choses de l'amour meler l'honneteté.

Celui qui veut unir dans un accord mystique
l'ombre à la lumière, la nuit avec le jour
ne chauffera jamais son corps paralytique
à ce rouge soleil que l'on nomme l'amour.

Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide.
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers
et pleine de remord et d'horreur et livide
tu me rapporteras tes seins stigmatisés.

On ne peut ici bas contenter qu'un seul maitre."

Delphine et Hippolyte, Baudelaire

Pas sure des sauts de lignes, mais voila quelques restes de mes années lycée, de tête.

14. Le 08/03/2008, 16:13 par Al-Ergiko Fôth

Il faut revenir à cette vérité première du marxisme : ce sont les hommes qui font l'Histoire. Et comme c'est l'Histoire qui les produit, en tant qu'ils la font, la substance de l'acte humain, si elle existait, serait le non-humain ou à la rigueur le pré-humain, en tant qu'il est la matérialité discrète de chacun.
Jean-Paul Sartre, dans un chapitre sur l'intelligibilité de l'histoire

Ce n'est peut-être pas le plus long, mais franchement, s'amuser à retenir ce genre de phrase quand on n'en a jamais eu le besoin... Et essayez un peu de la comprendre à la première lecture :P

15. Le 18/04/2008, 18:03 par Yanis

Ah qu'une femme demoiselle est une étrange affaire, et que mon mariage est une leçon bien parlante à tous les paysans qui veulent s'élever au dessus de leurs conditions, et s'allier comme je l'ai fait à la maison d'un gentilhomme.
La noblesse de soi est bonne c'est une chose considérable assurément, mais elle est accompagnée de tant de mauvaises circonstances qu'il est bon de ne point s'y frotter.
Je suis devenu savant à mes dépends, et connaît le style des nobles lorsqu'ils nous font nous autres entré dans leur famille. L'alliance qu'ils font est petite avec notre personne, c'est notre bien seul qu'ils épousent et j'aurais bien mieux fait, tout riche que je suis de m'allier en bonne et franche paysannerie, que de prendre une femme qui se tient au dessus de moi, s'offense de porter mon nom et pense qu'avec tout mon bien je n'ai pas assez acheté la qualité de son mari.
Georges Dandin, Georges Dandin vous avez fait une sottise, la plus grande du monde. Ma maison m'est effroyable maintenant, et je n'y rentre point sans y trouver quelques chagrins.

16. Le 06/12/2011, 17:07 par Stella Errans

La Romance du Vin

Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte.
Ô le beau soir de mai! Tous les oiseaux en choeur,
Ainsi que les espoir naguères à mon coeur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.

Ô le beau soir de mai! le joyeux soir de mai!
Un orgue au loin éclate en froides mélopées
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé.

Je suis gai! Je suis gai! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin! verse encore et toujours!
Que je puisse oublier la tristesse des jours
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante.

Je suis gai! Je suis gai! Vive le Vin et l'Art!
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard...

C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et l'objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orages!

Femmes! je bois à vous qui riez du chemin
Où l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses...
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main!

Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire
Et qu'un hymne s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant, je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire.

Je suis gai! Je suis gai! Vive le soir de mai!
Je suis follement gai sans être pourtant ivre!
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre?
Enfin, mon coeur est-il guéri d'avoir aimé?

Les cloches ont chanté, le vent du soir odore,
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai dans mon rire sonore,
Oh! si gai que j'ai peur d'éclater en sanglots!

Émile Nelligan (24 déc. 1879 - 18 nov. 1941)
Poète québécois
Poème écrit alors qu'il n'avait que 19 ans.

Étant donné qu'il s'agit de mon poète préféré, je pourrais vous en réciter 10 autres, mais je vous laisse les découvrir... Et, soit dit en passant, « gai » signifie ici « joyeux ». Pour terminer, un peu de Shakespeare avec ça?


Sonnet XXIX

When, in disgrace with fortune and men's eyes,
I all alone beweep my outcast state,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
And look upon myself, and curse my fate;
Wishing me like to one more rich in hope,
Featured like him, like him with friends possess'd,
Desiring this man's art, and that man's scope,
With what I most enjoy, contented least;
Yet in these thoughts, myself almost despising,
Haply I think on thee, and then my state,
Like to the lark at break of day arising
From sullen earth, sings hymns at heaven's gate;
For thy sweet love remember'd such wealth brings
That then I scorn to change my state with kings.

William Shakespeare (23 avr. 1564 - 23 avr. 1616)

17. Le 14/04/2012, 21:58 par L'agent H

http://dai.ly/HG9r1P

"Win the yes", une Raffarinade mise en musique et en images par L'agent H des Renseignements Géniaux!

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